22.03.2007
La fac à l'italienne
Deux semaines sont passées depuis ma rentrée. Je peux maintenant vous parler un peu du système universitaire italien.
Déjà au niveau des infrastructures, ce n'est pas du tout pareil qu'en France. Ici les facs sont situées dans le centre ville, dans des quartiers anciens puisque les facs sont assez anciennes. Ce qui est un avantage pour ceux qui habitent en ville (pas besoin de prendre les transports en commun, cadre plus sympathique), mais qui peut être un inconvénient : les cours se déroulent dans des palazzi (immeubles) différents, ce qui fait que des fois entre deux cours vous pouvez très bien changer d'immeuble et marcher un quart d'heure risquant d'arriver en retard à l'autre cours. Sinon les palazzi sont assez jolis, puisque dans un style très "à l'italienne", avec escaliers en marbre, cours intérieures ornées de fleurs, moins "machine à gaz" qu'en France.
Pour l'administration, accrochez-vous ! Si déjà vous perdez votre patience à la scolarité de la fac française, ici c'est dix fois pire (mais il paraît que ce n'est le cas qu'à Naples). Déjà les horaires de réception sont beaucoup moins importants. Mais le plus surprenant c'est que les gens qui vous reçoivent ont comme on dit un "gros poil dans la main". Déjà ne venez pas à 11h20 si ça ferme à 12h, car on vous dira qu'aujourd'hui "exceptionnellement" ils ferment plus tôt... En fait, quand vous leur demandez quelque chose, souvent ils vous disent de revenir le lendemain, sans raison apparente. C'est tout simplement qu'ils ont la flemme de vous répondre tout de suite, et c'est pour ça qu'il ne faut surtout pas hésiter à insister voire même à raler pour avoir ce que vous voulez. De cette façon ils seront gentils et répondront à vos demandes.
Pour ce qui est maintenant des cours en soi, ils sont assez semblables à ceux en France même si quelques différences subsistent : déjà les TD n'existent pas beaucoup (enfin pour ma part), c'est à dire qu'il n'y a que des cours où le prof parle pendant deux heures sans aucune participation des élèves. Sympa pour les plus feignants d'entre nous, un peu chiant pour les autres. De plus l'université italienne doit avoir moins de moyens qu'en France, car les profs disent toujours qu'il n'y a pas assez d'argent pour avoir moins d'élèves dans les classes. Ce qui fait que dans deux de mes cours, le quart des élèves est assis par terre, car il n'y a plus de chaises disponibles. De plus quand en France le prof vous distribue au début du semestre une grosse brochure avec plein de textes photocopiés dedans, c'est gratuit. Mais en Italie non ! Alors vous devez payer 15 euros pour avoir des textes photocopiés, mais avec une reliure quand même...
Pour ce qui est des étudiants, ce qui est assez surprenant c'est qu'ils ne se gènent pas pour partir un par un ou deux par deux à partir de la deuxième heure de cours. Ce qui ne se fait pas en France, par respect du prof qui est en train de parler... On peut aussi tranquillement sortir du cours pour téléphoner ou pour faire un tour pendant quelques minutes ! Mais ce qui est surprenant aussi c'est que ces mêmes huluberlus arrivent toujours au moins un quart d'heure en avance. C'est très bizarre !
Enfin pour ce qui est du travail à la maison, il n'y en a pas. C'est vrai qu'il y a moins d'heures de cours qu'en France (une quinzaine en général), mais il y a beaucoup plus de livres à lire. Dans les mêmes matières, comptez trois livres à lire pour un semestre en france, et une quinzaine pour un semestre en Italie. Ce qui fait beaucoup de différence !
L'Université italienne a donc ses bons cotés, et ses mauvais. Comme la française me dira-t-on. A vous de juger...
18:10 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fac, erasmus, université


